AES : Deux officiers supérieurs radiés des Forces armées au Burkina Faso

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Le président de la transition burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, a signé un décret en date du vendredi 6 décembre 2024, prononçant la radiation de deux commandants des Forces armées nationales. La décision fait suite à une absence irrégulière de plus de six jours des officiers concernés.

Justification légale

Le décret se fonde sur les articles 103, 114 et 118 de la loi n°038-2016/AN du 24 novembre 2016, régissant le statut général des personnels des Forces armées nationales. Bien que cette sanction soit sévère, les deux officiers disposent de la possibilité de faire valoir leurs droits légaux, notamment à travers des recours en justice ou administratifs.

Une série de radiations au sein de l’armée

Cette sanction intervient dans un contexte marqué par des purges récurrentes au sein de l’institution militaire burkinabè. En octobre 2024, Paul-Henri Damiba, ancien chef de la junte, et 14 autres officiers supérieurs ont également été radiés pour des « fautes particulièrement graves ». Ces fautes incluent des accusations de collusion avec des puissances étrangères et des groupes terroristes, visant à compromettre les intérêts du Burkina Faso.

Le défi de la discipline militaire

Ces mesures illustrent la volonté des autorités de la transition d’imposer une discipline stricte au sein des forces armées, dans un pays confronté à de graves défis sécuritaires liés à l’insécurité et au terrorisme. Ces radiations reflètent également les tensions internes au sein de l’institution militaire depuis le coup d’État qui a porté Ibrahim Traoré au pouvoir.

La gestion de ces crises internes reste un enjeu majeur pour la stabilité et l’efficacité des Forces armées dans leur lutte contre les menaces pesant sur le Burkina Faso.

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