France : Le gouvernement impose une « sévérité accrue » aux Africains sans papiers

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Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé ce jeudi 23 janvier la publication d’une nouvelle circulaire, marquant un tournant dans la politique de régularisation des sans-papiers. Cette réforme, qui entre en vigueur dès le 24 janvier, rompt avec la ligne de la circulaire Valls et impose une approche plus stricte en matière d’immigration.

Une rupture avec la circulaire Valls

La circulaire Valls, instaurée en 2012, permettait la régularisation annuelle de plus de 30 000 sans-papiers sous certains motifs, tels que le travail ou la situation familiale. Cependant, Bruno Retailleau souhaite désormais réorienter cette politique en soulignant que « l’admission exceptionnelle au séjour (AES) » ne doit pas devenir une voie « normale » d’immigration, mais bien rester une exception. Le ministre insiste sur la nécessité de limiter cette régularisation pour éviter de « donner une prime à l’irrégularité ».

Plus de sévérité dans les critères

La nouvelle circulaire ne modifie pas fondamentalement les critères d’admission exceptionnels, mais elle impose aux préfets de faire preuve de plus de rigueur dans l’application des règles. Parmi les changements notables, la durée minimale de présence en France pour être régularisé est désormais fixée à 7 ans, un indicateur clé de l’intégration des étrangers.

Les priorités du gouvernement

Pour Bruno Retailleau, l’objectif est clair : réduire l’immigration illégale et renforcer l’intégration des étrangers. Les principes républicains, tels que la laïcité et la maîtrise de la langue française, sont désormais des critères d’évaluation essentiels. Par ailleurs, les étrangers considérés comme une menace pour l’ordre public seront systématiquement exclus de la régularisation.

L’impact de cette nouvelle politique

Le ministre de l’Intérieur a précisé que cette réforme n’affectera pas les autres voies légales de régularisation et que les préfets conserveront une certaine latitude dans l’examen des demandes. Toutefois, la nouvelle circulaire marque une volonté de renforcer le contrôle de l’immigration, un point régulièrement souligné par Bruno Retailleau dans ses prises de position.

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