L’épidémie de fièvre de Lassa continue de s’étendre au Nigeria, avec 89 nouveaux cas confirmés et 12 décès supplémentaires enregistrés lors de la deuxième semaine de janvier 2025. Selon le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC), ces nouveaux cas concernent 13 des 36 États du pays, illustrant l’ampleur croissante de la crise sanitaire.
Un bilan alarmant en 2025 : déjà 143 cas confirmés
Depuis le début de l’année 2025, 143 cas de fièvre de Lassa ont été recensés au Nigeria, dont 22 se sont avérés mortels. Ce bilan inquiète les autorités sanitaires, car la maladie connaît une recrudescence marquée chaque année pendant la saison sèche, qui s’étend de novembre à mai. À titre de comparaison, en 2024, 1 187 cas et 191 décès avaient été enregistrés dans 28 États du pays.
La fièvre de Lassa, identifiée pour la première fois en 1969 dans l’État de Borno, est désormais répandue dans plusieurs pays africains, dont le Mali, le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone.
Une maladie transmissible aux conséquences graves
La fièvre de Lassa est causée par un virus transmis principalement par contact avec l’urine ou les excréments de rats infectés. La transmission interhumaine est également possible, notamment dans les environnements médicaux mal équipés. Cette infection peut provoquer une fièvre hémorragique mortelle, ce qui renforce la nécessité d’une prise en charge rapide.
Appel à la vigilance et mesures de prévention
Le NCDC appelle la population à redoubler de vigilance face à l’épidémie. Les recommandations incluent la protection des aliments contre les rongeurs, l’élimination des rats des habitations, et l’hygiène des mains. Ces mesures simples mais efficaces peuvent aider à limiter la propagation de la maladie.
Alors que le bilan continue de s’alourdir, les autorités nigérianes intensifient leurs efforts pour contenir cette épidémie et protéger les populations à risque.