Vers une révolution en France ? Suppression des privilèges des ex-présidents et Premiers ministres

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Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, un amendement audacieux a été voté au Sénat, mettant en question les privilèges dont bénéficient les anciens présidents de la République et Premiers ministres. Ce projet, porté par la sénatrice Nathalie Goulet, vise à supprimer des avantages matériels et humains qui pèsent lourd sur les finances publiques.

Réduire les dépenses publiques : un impératif pour le Sénat

Sous l’impulsion de la majorité droite-centristes, le Sénat s’engage dans une série de réductions budgétaires, touchant divers secteurs de l’administration. Parmi ces mesures figurent les économies sur les indemnités des anciens chefs d’État et de gouvernement. En 2023, les frais associés aux anciens Premiers ministres ont atteint 1,42 million d’euros, une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Ces dépenses pourraient continuer d’augmenter avec l’arrivée de nouveaux anciens Premiers ministres, comme Élisabeth Borne et Michel Barnier.

Les anciens présidents : des privilèges coûteux pour l’État

Les avantages accordés aux anciens présidents de la République, tels que les bureaux, le personnel et les véhicules avec chauffeur, représentent également un coût important pour l’État. Bien que symboliques, ces privilèges soulèvent des interrogations sur leur pertinence, surtout dans le contexte actuel de rigueur budgétaire.

Suppression du Haut-commissariat au Plan : un symbole de rationalisation

Autre mesure marquante : la suppression du Haut-commissariat au Plan (HCP). Cette structure, créée en 2020, était censée jouer un rôle clé dans la planification économique. Cependant, sa gestion est jugée insuffisante, justifiant ainsi la décision de supprimer son budget de 1,9 million d’euros.

Un vote décisif à venir

Le projet de budget pour 2025 sera soumis au vote du Sénat ce jeudi. Si la majorité sénatoriale soutient ces mesures, la gestion des dépenses publiques pourrait prendre un tournant décisif. Cependant, les discussions en commission mixte paritaire, prévues pour fin janvier, pourraient encore faire évoluer ce projet.

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